K S B
BLUES ROCK 'N ROLL
Steve : Drums
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Hugo : Guitar
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Thomas : Bass
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Bruno "Nono" Kaiser : Guitar
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Bio
Il existe des guitaristes de droit divin. Les pieds dans le caniveau parfois, mais la tête et les doigts au pays des étoiles. D’authentiques funambules de la six cordes, pas des stakhanovistes du riff.
Ils ont leur histoire faite de rivalités, mais aussi de solidarités. Du leader de Cream, Eric Clapton, accueillant à ses côtés un Jimi Hendrix débutant sur la scène londonienne, à l’albinos génial Johnny Winter relançant la carrière du vieux bluesman black Muddy Waters, les exemples sont nombreux…
Justement, ce 21 août 2005, Bruno KAISER a le blues. Pas celui des clubs enfumés. L’autre, celui des nuits blanches passées à se taper la tête contre les murs. Histoire classique d’amour et de disputes. Mais, sur ce coup-là, même sa bonne vieille Stratocaster n’arrive plus à rendre le sourire à l’ancien guitariste et fondateur du groupe Texas Flood.
« Reste pas comme ça, nono ! Tiens, je fais la première partie de Louis Bertignac, ce soir. On mange tous ensemble avant de monter sur scène. Allez, viens nous retrouver, dépêche-toi ! » Au bout du fil : Christophe Marquilly, le guitariste du legendaire groupe Stocks. Un pote, un vrai. Un peu brut de décoffrage parfois, il en a tant bavé ! Mais du talent à revendre et un coeur grand comme ça. Un pote, quoi.
Quant à Louis Bertignac, c’est la référence. Au même titre que les Rolling Stones. Etant gamin, le petit Bruno s’est usé les doigts sur « Satisfaction » ou « Paint it black », avant de monter ses premiers groupes au lycée. Et puis, quand Téléphone et son âme musicale Louis Bertignac ont débarqué sur la scène française en 1976, tout a basculé. « Mes potes sont restés exclusivement branchés anglo-saxons. Moi, je connaissais déjà par coeur tous les morceaux de Téléphone… »
La suite ?
Un premier vrai groupe, Cristal. Un autre cinq ans plus tard, Bar Tabac. Et puis, Road 66, un combo bien rock lui aussi et qui brûle les planches, accumulant les premières parties de Stocks et de Soldat Louis. Enfin, Texas flood en 2001, avec plein de rencontres, notamment Elliott Murphy, avant que sonne l’heure de la séparation. Alors, ce soir-là, sur sa bécane, « nono » fonce dans la nuit vers Etaples, sur la Côte d’Opale. Quand il arrive, tout le monde est déjà à table. Une place à côté de Louis : il s’assoit.
« Ca fait un bail, dis donc… ! » Depuis leur première rencontre en 1996, en marge d’un festival, ils se voient de temps à autre. « Cette première rencontre avait été importante pour moi. Je pouvais enfin parler de ma passion avec quelqu’un que j’admirais.
Louis est un grand musicien, mais aussi un type simple et généreux. Cette rencontre avait tout simplement changé mon regard sur la musique et la vie. »
A Etaples, il rigole, parle musique, femmes, plaisir d’être ensemble. D’un coup, il fait bon, il fait chaud. La déprime s’envole plus haut que les notes d’un solo de guitare joué sur les trois dernières cordes, tout en bas du manche.
Deux heures plus tard, Bruno est déjà sur la route du retour. Au même moment, sur scène, Louis Bertignac lui dédie sa chanson « 66 heures »…
Et depuis ?
Un gros travail en solitaire, côté compositions. Avec un regard porté également au-delà des frontières traditionnelles du rock et du blues. « Par exemple, j’écoute beaucoup le saxophoniste de jazz Charlie Parker. A cause de son incroyable capacité à improviser. Tu sais qu’il est mort le jour de ma naissance ? Pas la même année, mais le même jour… »
Nouveaux morceaux donc, mais aussi nouveau groupe et premier CD en préparation. « Nono » se lâche, osant même marcher sur les plates-bandes d’une légende de la six cordes à l’occasion de l’un de ses morceaux les plus récents, le remarquable « For Jimi ». for jimi.Un hommage à Jimi Hendrix où il prend notamment un solo très inspiré, joué et enregistré d’un seul jet. « C’est venu, comme ça, d’un coup ! »
Il existe des guitaristes de droit divin…

Patrick Issert
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